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Les femmes et l’accident cardio-vasculaire (AVC)

Conférence de sensibilisation le 29 octobre

Les AVC sont la deuxième cause de mortalité chez les femmes après le cancer en Europe et sont à l’origine de handicaps lourds à tout âge. En raison de leur vie hormonale, les femmes sont plus exposées que les hommes. La conférence prévue le 29 octobre, à l’occasion de la journée mondiale de l’AVC, veut sensibiliser les femmes à cette pathologie trop méconnue.


De quoi parle-t-on ?

L’AVC est l’interruption de la circulation sanguine dans une artère cérébrale. Cette interruption intervient, soit lorsqu’une artère éclate ( 20 à 30% des cas ) on parle alors de rupture d’anévrisme soit, cas le plus fréquent, lorsqu’une artère se bouche progressivement (on parle d’artériosclérose) ou soudainement (si un caillot de sang remonte du cœur).
La journée mondiale dédiée à l’AVC veut sensibiliser à une maladie peu fréquente mais très dangereuse afin de montrer comment réagir dans une telle situation.

Qui est concerné ?

Les hommes et les femmes sont concernés et les causes sont les memes : hypertension, obésité, diabète, taux de cholestérol, tabagisme, mais les femmes offrent un terrain plus propice que les hommes en raison de l’influence de leur système hormonal.

Quelle prévention ?

Le dialogue entre les femmes et leur médecin, à tous les âges, est essentiel. Il est important que chaque femme connaisse ses prédispositions ou non à l’AVC. Ceci afin d’éviter de conjuguer par exemple pilule et tabac. Les risques cardiovasculaires en relation avec la contraception hormonale ne sont pas très élevés (4-6 cas pour 10000 femmes /an même pour les pilules de 3ième et de 4ième génération) mais les risques sont multipliés par 20 en association avec le tabac.

La grossesse peut s’avérer dangereuse : une femme qui développe un diabète de grossesse ou de l’hypertension peut présenter un risque plus élevé d’AVC dans le futur. De même, de fortes migraines associées à des troubles visuels en association avec certains contraceptifs hormonaux peuvent signifier un risque d’AVC plus élevé.

Les traitements hormonaux de substitution de la ménopause peuvent entrainer des risques si on ne tient pas compte des contre-indications et s’ils sont administrés trop tard (après 60 ans).

Même en cas de prédispositions, des habitudes de vie saines (alimentation, activité physique) conjuguées à un traitement des facteurs de risque permettent d’éviter ou de réduire au maximum le risque d’AVC.

Le conseil à suivre

Si vous constatez :

  • des vertiges,
  • des problèmes de vision,
  • des douleurs au bras.

Le traitement en phase aigüe consiste à liquéfier le sang ou déboucher l’artère touchée. En l’absence de traitement ou de traitement retardé, les dommages comme par exemple l’hémiplégie peuvent être irréversibles. Il faut réagir vite car chaque minute compte !

Appelez tout de suite les services d’urgence au 112!

A ne pas manquer !

29 octobre 2015 à 19 heures au Château de Bettembourg
Conférence «D’FRAEN AN DE GEHIRSCHLAG/LES FEMMES FACE À L’AVC» avec le Dr Dirk W. DROSTE, neurologue au CHL, et le Dr Annick CONZEMIUS, gynécologue-obstétricienne
Invitation

 

Rédigé par Dr Annik Conzemius


Dr Annik Conzemius

Dr Conzemius est gynécologue-obstétricienne à la Clinique Bohler.

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