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Cancer du col de l’utérus

La vaccination contre le virus HPV au Luxembourg

Le virus HPV ou Papilloma virus humain est le virus sexuellement transmissible le plus répandu. Son apparition est si fréquente que presque chaque personne sexuellement active risque de le contracter à un moment de sa vie.  A l’occasion de la semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus qui se tiendra cette année entre le 24 au 30 janvier, Dr Christianne Kieffer rappelle les éléments importants à connaître à ce sujet .

Qu’est-ce que le Papilloma virus humain ou HPV ?

Les infections provoquées par le virus HPV n’ont très souvent aucun impact sur la santé et peuvent disparaître  d’elles-mêmes. Le virus peut être transmis même si la personne porteuse ne montre aucun signe clinique, de  ce fait, la détermination du moment exact de la contamination est pratiquement impossible. Certains types de virus HPV sont à l’origine de certains  cancers comme le cancer du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, du pénis ou de l’anus. Plus rarement, ils peuvent provoquer un cancer de la gorge, de la langue ou des amygdales. Le développement d’un tel cancer peut prendre plusieurs années après la contamination avec le virus HPV mais il est impossible d’identifier au préalable les personnes susceptibles d’avoir un cancer.

Quelle prévention ?

La prévention d’une infection par le virus HPV est possible par la protection des rapports sexuels (utilisation de préservatifs). La meilleure prévention est la vaccination avant le premier contact sexuel. Le dépistage du cancer du col de l’utérus et des formes précancéreuses passe par des examens de dépistage réguliers effectués par le gynécologue.

La vaccination contre le virus HPV

Le vaccin vise à protéger la jeune fille (ou garçon) contre une infection avec les deux types les plus dangereux et répandus du Virus HPV (16 et 18), considérés comme responsables de 70% des cancers du col de l’utérus. La vaccination ne protégé pas contre tous les types de cancers. Les contrôles gynécologyques et les dépistages restent donc recommandés après la vaccination. Actuellement le vaccin n’est pas un traitement pour le cancer du col de l’utérus au tout début de la maladie.

Il n’est pas recommandé de se faire vacciner dans les cas suivants:

  • en cas de maladie et d’immunité déprimée
  • en cas de grossesse

L’allaitement n’est pas une contre-indication à la vaccination.

Les effets secondaires indésirables les plus fréquents :

Le vaccin est une injection intramusculaire qui dans certains cas peut provoquer une rougeur ou gonflement de l’endroit vacciné, des douleurs musculaires ou encore de la fatigue. Si ces effets secondaires persistent ou vous dérangent, parlez-en à votre médecin.

Les statistiques

Selon les chiffres du Ministère de la Santé luxembourgeois, le cancer du col de l’utérus frappe une vingtaine de femmes par année au Luxembourg, tandis que chaque année de nombreuses femmes sont traitées pour des lésions précancéreuses.

Qui est concerné par la vaccination?

Toutes les jeunes filles âgées de 11 à 12 ans, dans certains pays la vaccination des garçons du même âge est pratiquée. Une efficacité maximum du vaccin est atteinte lorsque la vaccination a lieu avant les premiers rapports sexuels.

Le programme de vaccination du Ministère de la Santé au Luxembourg

Au Luxembourg une campagne de vaccination menée par le Ministère de la Santé et la Caisse Nationale de Santé a été lancée en 2008. L’initiative avait comme objectif la vaccination contre le virus HPV des filles, âgées de 12 à 14 ans inclus, avec un programme de rattrapage jusqu’à l’âge de 17 ans inclus. Elle vise à éviter jusqu’à 70% des cancers du col de l’utérus chez les femmes vaccinées. En 2015, les premières filles vaccinées ont 18 ans, le programme de rattrapage arrive donc à sa fin.

Nouvelles modalités à partir du 1er avril 2015

Depuis le 1er avril 2015 seul le vaccin Cervarix ® est pris en charge.

Vous voulez en savoir plus ?

Cancer du col de l’utérus : nouvelles modalités de vaccination contre le virus HPV applicables à partir du 1er avril 2015

Rédigé par Dr Christiane Kieffer


Dr Christiane Kieffer

Gynécologue obstétricienne depuis 1989 à la Clinique Bohler, le Dr Christiane Kieffer occupe le poste de Directrice Médicale du Pôle Femme, Mère-Enfant depuis 2013. Dr Kieffer est de formation belge et allemande.

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